Rien de très spécial à dire pour ce 32ème marathon de Paris qui, pour ce que j'ai pu en voir, ne s'est plutôt pas trop mal passé.
Météo finalement quasi idéale pour courir (gants et huile chauffante obligatoires quand même pour les frileux comme moi). Plutôt pas mal de monde au départ, ce qui n'a pas été sans me poser quelques problèmes de circulation sur le parcours. Départ sans anicroche tout de même si ce n'est que j'ai du rapidement m'arrêter pour soulager un besoin pressant et non sollicité (hum, oui je sais, « tu aurais pu y penser avant ! » ;) ce qui m'a obligé à rester englué pendant un bon moment dans le peloton des "4h30". Par choix et à cause de la foule, je pense que mon début de course a été assez prudent (d'ailleurs je suis parfois aussi un gars prudent :), mais sans difficulté jusqu'au 25ème kilomètre. Pour ce que j'ai pu ressentir, j'ai été aussi plutôt à l'aise sur les 5 kilomètres qui suivent ce qui ne m'est jamais arrivé depuis que je fais le marathon de Paris. Tunnels passés comme une lettre à la poste. Je suis finalement arrivé au 30ème en 2h57 sans vraiment m'en rendre compte (ce qui fait quand même 7 minutes de + que le temps de passage théorique pour terminer en 4h00. Là on peut dire que j'ai pris mon temps :).
Un peu de concentration sur les kilomètres 31, 32, 33 qui sont un peu plus durs mais ne me semblent pas trop mauvais non plus compte tenu du contexte. En tout cas c'est mieux que d'habitude à cet endroit où je suis généralement toujours un peu la tête dans le mur. Un trou peut être sur le 34ème mais je retrouve bien le rythme à l'approche du 35ème. Comme d'habitude le ravitaillement de ce kilomètre est quand même un peu pénible mais je reste suffisamment lucide pour ne pas m'écrouler (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le genre de kilomètre où on se dit que c'est la dernière fois que l'on fait ce genre de truc et que s'en est fini du marathon et qu'on ne m'y reprendra plus...). La montée de la route des fortifications est un passage difficile. Je ne suis franchement pas au mieux ici non plus mais comme je ne suis pas le seul j'attends patiemment que ça passe et j'amortis jusqu'aux tribunes d'Auteuil. Le kilomètre 38 passe déjà mieux dans la mesure où on arrive ici en terrain connu et reconnu pas plus tard que la semaine dernière. A priori je passe le 39ème, le 40ème et le 41ème kilomètre à un bon rythme (du moins d'après ce que je crois :). Place Dauphine. Avenue Foch. Cette fois-ci ça y est, ça sent l'arrivée. 4h16m50s après être parti (4h31m23s après le départ du premier concurrent), je passe la ligne pour 5 minutes de grand bonheur (oui c'est un peu court pour le temps passé mais je ne connais pas non plus beaucoup d'autres sports qui procurent autant d'émotions).
Au rayon des grandes satisfactions de la journée, je garderai en mémoire l'impression d'avoir fait une course plutôt correcte, de ne jamais avoir été dans le rouge, ni dans le noir et d'être resté lucide tout au long du parcours. Même pas eu non plus envie ni besoin de taper dans mes gels de sucre concentré ce qui pourrait indiquer que j'ai enfin à peu près compris comment m'alimenter pour un marathon.
Un grand merci aussi aux deux gentilles masseuses qui ont réussi à me remettre en état de pouvoir marcher normalement (ça c'est vraiment un truc que je vous recommande à la fin de chaque marathon).
Ce soir je pète la forme et je sens que je vais faire et refaire longtemps le parcours avant de m'endormir, des souvenirs pleins la tête jusqu'à la prochaine fois.